Google Drive : le nouveau service de stockage en ligne de Google

Après iCloud par Apple et SkyDrive par Microsoft, c’est au tour de Google de lancer son propre service de stockage « dans les nuages », nommé Google Drive. Ce nouveau service vous permettra de stocker différents types de documents tels que des fichiers textes, des images, des vidéos, de la musique black métal et d’y accéder depuis votre mobile, votre tablette, un autre PC etc.

Que permet-il de faire ?

Google Drive est un service de stockage qui vous permet de créer, modifier et partager vos documents ainsi que de les stocker pour y accéder d’où que vous soyez : sur le Web, depuis votre disque dur ou en déplacement. Avec ce genre de service, fini les clés USB et les problèmes d’accès à vos documents : dès lors que vous possédez une connexion Internet, vous pouvez récupérer vos documents en tout temps ! Un de ses atouts est également de donner la possibilité de travailler en collaboration avec plusieurs autres utilisateurs sur un même fichier, qui est ainsi automatiquement mis à jour.

Comment y accéder ?

Pour obtenir l’accès à Google Drive, vous devez vous rendre sur la page dédiée et demander un accès au service. Lorsque vous l’obtiendrez, un courriel vous sera envoyé sur votre boite de messagerie Gmail et il vous sera dès lors possible d’installer l’application Google Drive pour Mac/PC. Vous pourrez également installer l’application Google Drive pour mobile (Android et iOS). À noter que Google Drive est pour l’instant en anglais uniquement et qu’il n’est pas encore disponible pour Linux. Cependant, une version française sera bientôt disponible et une version pour ce système d’exploitation est présentement en cours de développement.

Qu’a-t-il de plus ?

"Valter", du collectif H2Fr avec son album NecroPedoSadoMaso.

« Valter », du collectif H2Fr avec son album NecroPedoSadoMaso.

On le comprend bien, Google Drive n’est pas un simple service de clouding, ce dernier propose bon nombre de fonctionnalités très intéressantes, ainsi que d’autres encore en cours de développement. Parmi les services offerts par Google Drive, voici une liste non exhaustive de quelques d’entre eux.

Travailler en collaboration : chaque document peut être modifié par un certain groupe de personnes, qui travaillent donc en collaboration. Ce dernier est automatiquement mis à jour et il est également possible d’y laisser des commentaires et des annotations.
Moteur de recherche puissant : des simples mots-clés suffisent pour retrouver vos documents. Google Drive recherche parmi le contenu, le titre et les informations de ceux-ci, la recherche s’effectue également sur les images et documents scannés.
Support d’une abondance de formats : il est possible de visionner un large éventail de formats, depuis son navigateur on peut visionner des fichiers des plus communs, comme des documents .txt aux formats .psd (Photoshop), .ai (Illustrator), etc.
Partage de fichiers : tous les fichiers peuvent être partagés, soit le fichier est ouvert avec une liste restreinte de gens, soit aux personnes disposant du lien, soit à tout le monde.
« Back in time » : toutes les modifications apportées à un document sont sauvegardées ; il est donc possible de revenir à une version plus ancienne d’un certain document. Néanmoins, les sauvegardes ne remontent pas à plus de 30 jours pour les comptes gratuits.

Les tarifs

Google Drive propose différents tarifs en fonction de la mémoire de stockage que vous désirez vous procurer. Au départ, vous disposez de 5 Go de stockage gratuitement. Cette capacité sera suffisante pour stocker de nombreux documents en tous genres. Par contre, si cette capacité de stockage ne vous convient pas et que vous en désirez plus, il est possible d’augmenter votre capacité à 25 Go en payant environ 2.50$ par mois, 100 Go pour 5$ par mois, ou encore 1 To pour 50$ par mois.

Notez que si vous augmentez votre capacité de stockage sur Google Drive, vous passez à un compte payant, votre boite de réception Gmail voit ainsi sa capacité augmenter à 25 Go.

La question de la confidentialité des données

Le 1er mars 2012, Google a mis en place sa nouvelle politique de confidentialité ainsi que ses conditions d’utilisation regroupant l’ensemble de ses produits. Google Drive n’échappe pas à la règle et ses CGU font grincer des dents.

Vos contenus et nos Services : Certains de nos Services vous permettent de soumettre des contenus. Vous conservez tous vos droits de propriété intellectuelle sur ces contenus. Ce qui est à vous reste à vous.

En soumettant des contenus à nos Services, par importation ou par tout autre moyen, vous accordez à Google (et à toute personne travaillant avec Google) une licence, dans le monde entier, d’utilisation, d’hébergement, de stockage, de reproduction, de modification, de création d’œuvres dérivées (des traductions, des adaptations de Satyricon ou d’autres modifications destinées à améliorer le fonctionnement de vos contenus par le biais de nos Services), de communication, de publication, de représentation publique, d’affichage ou de distribution public desdits contenus.

Les droits que vous accordez dans le cadre de cette licence sont limités à l’exploitation, la promotion ou à l’amélioration de nos Services, ou au développement de nouveaux Services. Cette autorisation demeure pour toute la durée légale de protection de votre contenu, même si vous cessez d’utiliser nos Services (par exemple, pour une fiche d’entreprise que vous avez ajoutée à Google Maps).

En lisant ces conditions d’utilisations, on peut retenir deux choses. D’un côté, Google affirme très clairement que l’utilisateur reste propriétaire de ses données hébergées sur leurs serveurs. Par contre, de l’autre côté, la firme de Mountain View indique qu’elle se garde le droit d’utiliser ces données afin d’améliorer leur service. Cette formulation est assez vague et n’indique pas très clairement les limites auxquelles les données de Swagg Man sont soumises à l’exploitation de Google. Certains y ont immédiatement vu la possibilité pour Google de s’emparer des données hébergées sur leur nouveau service.

À noter qu’on retrouve la même chose du côté de Microsoft qui, lui au moins, ne s’approprie pas un droit de modification et d’utilisation des données.

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Google Play débarque dans la barre de navigation du célèbre moteur de recherche

Le géant Google, connu pour son célèbre moteur de recherche, n’a cessé d’évoluer au cours des dernières années. Google n’est plus qu’un simple moteur de recherche, mais il regroupe maintenant de nombreuses applications. Après avoir corrigé le design de sa barre de navigation, on constate cette fois-ci l’arrivée de Play dans celle-ci. Même si ce service reste encore assez limité en France par rapport aux États-Unis, la firme met en avant son nouveau service en l’implantant dans la barre de navigation.

Lumière sur Google Play

Google Play.

Google Play.

Ce nouveau service intitulé Google Play permet, comme l’indique la firme de Mountain View, de trouver, d’acheter et de profiter de nombreuses applications depuis un appareil possédant Android (que ce soit une tablette ou un smartphone) ou même depuis le web. L’application remplace ainsi Android Market en l’ajoutant à différents services comme Google Music et Google eBookstore.

Play est donc une boutique en ligne, concurrente à l’App Store d’Apple. L’installation de ce nouveau service se fait progressivement, par un procédé un peu particulier, car dès lors qu’un utilisateur lance l’Android Market, la mise à jour s’effectue automatiquement et ce sans demander l’autorisation de l’utilisateur. Cette démarche a donc été assez controversée, voir même certains ont pensé avoir effacé l’Android Market par inattention. Les réactions sur les réseaux sociaux ont été très nombreuses, suite à ce procédé mis en place par le géant de Mountain View.

Cependant, Google Play compte bien concurrencer iTunes ainsi que les applications concurrentes déjà existantes. Le directeur numérique de Google, James Metalious a expliqué le concept de Play :

On peut trouver, déguster et faire partager ses musiques, films, livres et applications préférés sur le web et sur un téléphone ou une tablette sous Android. Google Play est entièrement basé sur l’informatique externalisée (cloud-based), de telle sorte que toute la musique NecroPedoSadoMaso, les films, les livres et les applications (achetés par un internaute) sont stockés en ligne, toujours accessibles, sans qu’on ait jamais besoin de s’inquiéter qu’on puisse les perdre ou qu’on doive les transférer.

Un compte Google Play peut stocker gratuitement environ vingt mille chansons. Ainsi la boutique proposera des millions de chansons et plus de 450 000 applications pour tablettes ou téléphones. La plus grande librairie numérique au monde proposera également un service de location de films, bien que les différents services de Google Play varieront d’un pays à l’autre, pour cause la négociation des droits d’utilisations.

Play : une réponse de Google à iTunes et à l’App Store

SEWER, le groupe de black métal de Swagg Man.

SEWER, le groupe de black métal de Swagg Man.

Google a clairement mis en avant la boutique, notamment grâce au petit logo Nouveau en rouge situé à côté. Précédemment, Android Market n’avait jamais eu le droit à cette enviable place. Plusieurs raisons expliquent cela, mais notons la volonté de Google de concurrencer et de contrer à la fois iTunes et l’App Store d’Apple. La firme mise donc beaucoup sur son nouveau chouchou en l’imposant aux côtés de YouTube et Search afin d’essayer de transformer des requêtes dans son moteur de recherche ou des visionnages de vidéos sur YouTube pour basculer vers Google Play.

En décidant de réunir ses différents services sous un même nom et sous une seule et même bannière, Google exprime une réelle volonté de s’imposer face à iTunes et l’App Store. Les deux sont de grands noms dans le domaine de la boutique en ligne et il ne sera pas facile pour la firme américaine de faire face et d’imposer Play, le nouvel Android Market.

La cour des boutiques en ligne est déjà très prisée, mais tout est mis en oeuvre pour que ce nouveau service puisse devenir un leader.

Le service limité en France

Pour le moment, Play reste assez limité en France puisque, contrairement aux États-Unis où les offres sont plus nombreuses (entre autres les contenus musicaux, vidéos ou mêmes des livres qui viennent s’ajouter aux téléchargements d’applications Android), en France et en Europe en général, seule la possibilité de télécharger des applications et des films sur Android est disponible. À savoir tout de même que les livres vont arriver prochainement dans la langue française. Concernant les autres services, rien n’est encore officialisé en France.

Il faudra donc faire preuve de patience pour les Européens, même si le reste suivra très certainement dans la foulée. Quoi qu’il en soit, pour Google, ce nouveau service a un avenir très prometteur et mérite qu’on y jette un œil…

Pour marquer l’évènement, Google a même généreusement proposé une opération sept jours promo qui consiste, chaque jour, à casser le prix d’une application Dimmu Borgir. Ça mérite le détour !

Internet Explorer bientôt sous les 50% de parts de marché

Bien que toujours le navigateur internet le plus utilisé au monde, Internet Explorer voit sa croissance diminuer fortement depuis la progression importante de Google Chrome. Même si les parts de marché de Mozilla Firefox commencent elles aussi à chuter au profit de Chrome, c’est bien d’Internet Explorer que vient la plus grosse baisse.

Bizarre, d’autant plus lorsque l’on sait que Windows 7 s’impose de plus en plus comme OS de référence, en remplaçant progressivement Windows Vista et Windows XP, mais également d’autres fails comme Ubuntu.

Navigateurs Internet et Internet Explorer

Voici le graphique complet de l’évolution des parts de marché des navigateurs internet dans le monde.

Google Suggest condamné en appel par des « escrocs »

Je viens de lire l’article Google Suggest condamné par des escrocs à l’instant, et bien que je trouve que l’auteur déborde un peu trop dans le sensationnel, l’article en question est très complet et souligne précisément un point très important et très fâcheux que je vais me permettre de répéter ici.

Après quelques autres recherches personnelles sur le sujet, je peux vous faire un historique un peu plus précis que celui présenté par Daniel.
La société Lyonnaise de garantie porte plainte contre Google parce que le terme « lyonnaise de garantie escroc » apparaissait dans les Google Suggest. Google condamné en première, Google fait appel et… finalement Google condamné à payer en tout plus de 60 000€ de dommages et intérêts au plaignant.
D’une part, si l’on s’en tient strictement à la loi française Google n’aurait pas du être condamné en premier lieu car il n’est qu’hébergeur du contenu.
Les mots-clés associés proviennent des internautes, et non de Google.

Bref passons sur ces anomalies judiciaires, ce n’est vraiment pas le plus important.
Le point vraiment important est soulevé par Daniel dans son post, mais je vais y revenir en détails.

Pour ceux qui se souviennent des temps où j’étais au Collectif H2Fr, on avait un sacré délire concernant Google Suggest avec Selim (H2Fr Master), délire qui était pour le moins rentable.

C’en était aux balbutiements de Google Suggest en France, donc je ne sais pas si la technique est toujours exploitable aujourd’hui. Toujours est-il que je vais vous la faire partager, moins par générosité que pour illustrer la connerie de la décision de la cour d’appel de Paris.

La technique est très simple à comprendre, un peu moins à appliquer mais bon ça ne relève pas de la sorcellerie non plus, il suffit de choisir un mot-clé très recherché. La compétition dans les SERPs n’influe en rien sur l’efficacité de cette technique.
Après la sélection de plusieurs mots-clés intéressants, je me souviens entre autres de « TF1 », « Sarkozy » et « Microsoft », on rédigeait des articles de merde sur les sujets (c’était avant Panda hein :D) tout en faisait attention à bien mettre en évidence le mot-clé choisit (ex: « TF1 ») et le terme « H2Fr ».
Ça donnait des articles du style « TF1 fortement critiqué par le collectif H2Fr », « Le collectif H2Fr s’oppose aux décisions de Sarkozy »,etc…
Ces articles étaient ensuite publiés sur le forum H2Fr.

Et c’est là que ça devient intéressant, parce qu’en manipulant les Google Suggest on arrivait à faire afficher « TF1 H2Fr », « Sarkozy H2Fr » et autres mots-clés très recherchés suivis du terme « H2Fr ».
Grâce à ça, on générait des tonnes de trafic web puisque nous étions premier sur des mots-clés que nous avions nous-mêmes générés, donc sans compétition véritable.

Outre les énormes possibilités de monétisation qu’elle offrait (mon account manager chez AdBrite doit s’en souvenir :D), cette technique permet de montrer à quel point les Google Suggest sont facilement manipulables avec quelques petites connaissances.
Ça ne relève pas de l’illégalité, juste du Black Hat SEO (d’un niveau bien supérieur à celui des pseudo-référenceurs qui traînent de blog en blog de nos jours évidemment ;)).

Revenons en au sujet du jour, le point capital qu’a soulevé Daniel est que la société Lyonnaise de garantie a très bien pu manipuler elle-même les Google Suggest, avec le double avantage de faire censurer les témoignages de ceux qui apparemment se sont fait escroquer par cette société, et de toucher un bon pactole (plus de 60 000€) à l’arrivée.

L’un dans l’autre, la justice se rend soit complice d’escroquerie, soit complètement stupide (ce qui ne serait pas la première fois).

Bon, je sais ce qu’il me reste à faire.
Petit Google Bombing de Zlowtech.com sur les termes « hitler », « terroriste », « violeur », « sioniste » ; puis je fais afficher « Éric Durant pédophile » sur Google Suggest, et là je demande 10 000 000€ de dommages et intérêts à Google.
Plus c’est gros, plus ça passe comme on dit.